Ethiquette en entrevue avec Navid Boostani, PDG de Modern Advisor

Ethiquette en entrevue avec Navid Boostani, PDG de Modern Advisor

Modern Advisor est une plateforme d’investissement en ligne qui vise à démocratiser la gestion des investissements au Canada. Ethiquette s’est entretenue avec le Président directeur général de Modern Advisor, Navid Boostani, à propos des nouveaux produits d’investissement socialement responsable (ISR) que l’entreprise a mis en ligne en février dernier.

 

Ethiquette (E) : En tout premier lieu, pour ceux qui ne connaissent pas ce dont il s’agit : qu’est-ce donc qu’un « robot-conseiller » ?

ModernAdvisor (MA) : Le terme « robot-conseiller » est utilisé pour décrire un service d’investissement en ligne qui utilise la technologie pour automatiser quelques-unes des tâches habituellement accomplies manuellement par les planificateurs financiers traditionnels. À l’origine, nous n’étions pas très chauds à l’idée d’utiliser ce nom, puisqu’il n’est pas entièrement exact. Nous l’avons toutefois progressivement adopté, en grande partie car il s’agit d’un mot simple à comprendre et qu’il exprime bien ce que nous offrons comme services, soit :

  • Des portefeuilles d’investissement conçus de manière professionnelle et composés de fonds négociables en bourse (FNB) à faible coût;
  • Une veille et un rééquilibrage continus;
  • Une interface intuitive où les utilisateurs peuvent consulter de l’information détaillée sur leurs actifs et rendements;
  • Des coûts très peu élevés et entièrement transparents;
  • Un processus d’enregistrement en ligne simple.

E : Vous avez été le premier « robot-conseiller » au Canada à offrir des portefeuilles avec options ISR à vos clients. Est-ce que cette offre faisait partie de votre plan d’affaires à l’origine ?

MA : Pour être honnête, cela n’était pas spécialement sur notre radar lors des premières étapes de création de notre entreprise. Notre objectif prioritaire était de développer un outil d’investissement en ligne facile d’utilisation pour la confection de portefeuilles de fonds négociables en bourse. L’idée d’offrir des produits ISR nous est venue par la suite.

E : Alors, qu’est-ce qui vous a encouragé à créer et rendre accessible ces options ISR ?

MA : D’abord, nous le voulions pour nous-mêmes ! Bien sûr, nous avons aussi fait nos recherches. Nous nous attendions à ce que l’intérêt pour les produits d’investissement en ligne provienne en majorité de la Génération Y (« Millenials »), qui sont tout spécialement sensibilisés aux enjeux sociaux. Il semblait logique de prioriser les options ISR dans nos produits. Nous avons par ailleurs été agréablement surpris de constater que cet intérêt n’était pas restreint à ce groupe d’âge uniquement.

E : Vous mentionnez la Génération Y n’est pas la seule intéressée par l’ISR. D’où vient la demande supplémentaire pour ce type de produits alors ?

MA : Nous constatons une demande provenant de tous les groupes d’âge. Les parents, les grands-parents, et les plus jeunes, tous ceux en fait qui souhaitent aligner consciemment leurs investissements à leurs valeurs et principes;

E : Dans quelle mesure vos nouveaux clients s’intéressent-ils aux produits ISR ? Quelle proportion d’entre eux préfère-t-elle l’ISR aux portefeuilles traditionnels ?

MA : Environ 30 % de nos nouveaux clients choisissent actuellement l’option ISR

E : Qu’est-ce qui peut effectivement amener un client à choisir un portefeuille responsable ?

MA : Il y a une option dans notre processus d’enregistrement. Les utilisateurs peuvent sélectionner un portefeuille responsable ou notre option de portefeuille régulier à faible coût.

E : Y a-t-il une différence marquée entre les coûts de ces deux types de comptes ?

MA : Pas vraiment. Nos frais de gestion sont les mêmes indépendamment du type de compte, mais les fonds socialement responsables sont légèrement plus coûteux. La différence se situe quelque part entre 0,09 % et 0,25 %, dépendamment d’un certain nombre de facteurs comme le niveau de risques par exemple. Dans les deux cas, les coûts sont significativement moins élevés que ce que peut payer l’investisseur canadien typique en frais pour leurs investissements.

E : Pour les clients qui choisissent l’option ISR, quel pourcentage de leur argent peut être investie dans des produits d’investissement responsable ?

MA : Selon la tolérance au risque de chaque client, de 75 à 95 % de leur portefeuille est admissible pour l’investissement responsable.

: Chez Ethiquette, notre mandat est d’éduquer et informer les Canadiens au fur et à mesure qu’ils s’aventurent dans le monde de l’investissement responsable.  La vraie question est la suivante : à quel point vos « portefeuilles  responsables » sont-ils véritablement responsables ?

MA : Comme nous construisons nos portefeuilles en utilisant des FNB, nous sommes en quelque sorte restreints en ce qui concerne les types d’investissements spécifiques que nous pouvons offrir. Nous avons tenté d’être le plus transparent possible à propos du fait que nos portefeuilles ISR ne sont pas parfaits à ce stade-ci. Les fonds que nous utilisons sont évalués sur la base des critères environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG). Toutefois, puisque l’évaluation est un mixte de ces trois facteurs, c’est possible pour les entreprises d’obtenir un score élevé dans une catégorie et un score faible dans une autre catégorie. Cela signifie que, pour le moment, des entreprises œuvrant dans les secteurs pétroliers et gaziers peuvent se retrouver dans les portefeuilles.

: Vous dites « pour le moment »…Comment envisagez-vous l’évolution de votre offre de produits dans les années à venir ?

MA : Maintenant que nous avons fait la preuve qu’il existe un marché, nous travaillons de manière continue à améliorer notre offre. Par exemple, certains investisseurs préféraient exclure complètement les énergies fossiles de leurs portefeuilles. Nous travaillons donc à offrir des portefeuilles socialement responsables qui sont plus rigoureux dans leurs exigences ESG.

E : Les « robots-conseillers» sont un concept relativement nouveau pour les Canadiens. Où voyez-vous l’industrie dans les prochaines années ?

MA : Nous procédons à une veille constante du progrès des « robots-conseillers » aux États-Unis, comme nous sommes légèrement derrière en matière de sensibilisation du public et d’actifs totaux sous gestion. Nous prévoyons toutefois être en mesure d’observer une trajectoire similaire ici, étant donné que de plus en plus de Canadiens se sentent confortables d’investir en ligne.

E : Quels conseils donneriez-vous aux investisseurs lorsque vient le temps de choisir entre différents services de « robots-conseillers» dans le marché ? Que devraient-ils chercher dans une plateforme d’investissement automatisée en ligne ?

MA : Bonne question ! Nous avons d’ailleurs une article très utile à cet effet sur notre blogue, rédigé par Robb Engen de Boomer et Echo. Vous pouvez en lire davantage sur le sujet ici.

E : Y a-t-il quelque chose que vous aimeriez ajouter ?

MA : Oui ! Nous avons un programme d’essai gratuit, donc vous pouvez essayer nos services pour un mois en utilisant 1000 dollars de notre argent (et en conservant tous les gains obtenus jusqu’à la fin de la période d’essai). Alors faites-en l’essai et laissez-nous savoir ce que vous en pensez !

 

*Cet article est une traduction de la version originale en anglais. La plateforme ModernAdvisor est uniquement en langue anglaise.

 

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