Le développement durable dans les pratiques de gouvernance des entreprises du S&P/TSX 60 : état de la situation

Le développement durable dans les pratiques de gouvernance des entreprises du S&P/TSX 60 : état de la situation

Est-ce que le concept du développement durable est intégré dans les pratiques de gouvernance des entreprises du S&P/TSX 60? Pour vérifier, nous avons fait référence à quelques études et sondages publiés sur le sujet et avons consulté les rapports de développement durable/responsabilité sociale des entreprises visées. On peut conclure que celui-ci prend sa place tout en soulignant qu’il reste un bon chemin à parcourir. Les faits saillants sont les suivants :

• Un pourcentage important de ces entreprises (plus de 60%) produit un rapport de développement durable ou de responsabilité sociale. Toutefois, ces rapports comportent-ils des informations pertinentes et significatives, le groupe de recherche Coro Strandberg soulève la question;

• Les conseils d’administration témoignent d’une sensibilité au développement durable soit en surveillant directement le dossier ou en le confiant à un comité du conseil; cette sensibilité se concrétise également dans la sélection des administrateurs ou dans le contenu des programmes de formation continue offerts aux administrateurs;

• Les rapports font également état de plusieurs initiatives des équipes de la direction et des employés en matière de responsabilité sociale et d’environnement;

• Les politiques de rémunération visant la reconnaissance de la performance à court terme incluent des références à une approche de développement durable, mais de telles références, selon une étude récente consultée, sont absentes des politiques de rémunération à long terme;

• Des initiatives de rencontres et de consultations de parties prenantes sont souvent mentionnées et s’adressent principalement à la dimension environnementale du développement durable. L’arbitrage entre les préoccupations des actionnaires et les autres parties prenantes est difficilement détectable.

On peut se demander, en matière de gouvernance, si la primauté de l’actionnaire et la pression du rendement à court terme ne constituent pas l’embûche à une intégration réussie d’une gouvernance reformulée à la lumière du concept de développement durable. Il est donc important que les critères de saine gouvernance intègrent davantage l’équilibre prôné entre les différents champs de performance ESG d’une organisation tant à court terme qu’à long terme et que les parties prenantes aient davantage leur place dans la gouvernance corporative.

Pour lire cette étude en entier cliquez ici.

Ce billet de blogue et l’étude furent réalisés par Louise Champoux-Paillé.

Screen Shot 2015-07-01 at 12.23.44 AMMme Champoux-Paillé est présidente du Cercle des administrateurs de sociétés certifiés, elle siège notamment auprès de la Société d’assurance automobile du Québec, de la Société du Parc Jean‐Drapeau et du Musée du costume et du textile du Québec. Alliant une formation en administration et en gouvernance, elle est chargée de cours à l’UQÀM en gouvernance et en gestion des risques financiers et extrafinanciers, collabore à de nombreux blogues sur LinkedIn et contribue activement à des travaux de recherche en gouvernance et éthique financière auprès du Groupe international en recherche et éthique financière (GIREF). Mme Champoux-Paillé est également chargée de cours à l’UQÀM en gouvernance et gestion des risques financiers et extrafinanciers.


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