Pourquoi l’investissement responsable n’est pas encore au niveau des autres comportements de consommation responsable ?

Pourquoi l’investissement responsable n’est pas encore au niveau des autres comportements de consommation responsable ?

Aujourd’hui, la consommation responsable est en train progressivement de s’imposer comme norme dans la plupart de nos sociétés, en s’intégrant aux modes de vie de l’ensemble des acteurs.

Qu’entent-on par consommation responsable ?

Si l’on se place du point de vue des citoyens-consommateurs, elle se traduit par l’ensemble des (i) comportements d’achats, bien verts/biologiques/équitables/locaux/de seconde main; (ii) de non achats, déconsommation/simplicité volontaire, résistance ou boycott, «Do It Yourself»; (iii) et de post-achats, échange, location, partage, don, réutilisation, recyclage, compostage.

Et, le poids de cette consommation n’est pas à négliger. En Grande-Bretagne, par exemple, le panier annuel moyen des achats de biens responsables par les ménages a été multiplié par 3,4 en 10 ans, passant de 291 à 989 livres sterling (environ $1748)1. En France, les chiffres des études d’Ethicity2 depuis 2004 et de Mes courses pour la planète3 depuis 2010 montrent un marché en pleine croissance et source constante d’innovations. Au Canada, la consommation responsable touche maintenant une majorité d’individus, l’Indice de consommation responsable ayant progressé, par exemple, de 3,1 points entre 2012 et 2013 au Québec4. Lorsque l’étude a été menée en Ontario en 2012, l’Indice de consommation responsable était même bien supérieur à celui de la province du Québec : 68,9 sur 1005. Les comportements de recyclage, de déconsommation, de consommation locale et de consommation environnementale sont particulièrement rentrés dans le quotidien des Canadiens, par exemple.

Comment expliquer que l’investissement responsable ne touche pas aujourd’hui plus de Canadiens ?

Notre étude en février 20146 relevait que 5,9 % des Québécois avaient investi dans des produits IR dans la dernière année (niveau déclaré). On est bien loin des taux d’achat et d’utilisation d’autres produits ou services éco-responsables !7

Pourtant, notre étude relevait que le 2ème moteur de changement et donc de passage à l’action pour l’IR était la cohérence avec les autres choix de consommation responsable. En effet, les Québécois mentionnaient clairement leur volonté d’être aussi responsable dans leur finance qu’au quotidien : ex. je souhaite être cohérent avec mes autres choix en tant que consommateur (40,8 %); les placements IR me permettent de donner du sens à mon épargne (31,7 %); je souhaite utiliser mon épargne pour peser sur le comportement éthique des entreprises (30,6 %). Alors qu’attendez-vous ? Agissez ! Ethiquette est là pour ça : http://www.ethiquette.ca/agir/

1The Co-operative Bank, 2013

2Les Français et la consommation responsable, 2014

3Les chiffres de la consommation responsable, 2014

4Baromètre 2013 de la consommation responsable au Québec –BCR 2013-, OCR.

5Ontario Responsible Consumption Index 2012, OCR

6Les Québécois et l’investissement socialement responsable : portrait 2014

7 cf. Top 20 des produits éco-responsables les plus achetés, BCR 2013


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