Témoignage d’un investisseur en microfinance internationale : une idée de cadeau de Noël responsable…

Témoignage d’un investisseur en microfinance internationale : une idée de cadeau de Noël responsable…

La plupart de mes amis se targuent d’être un brin altermondialistes, très écolos et sans compromis lorsqu’il est question des droits humains.

C’est en discutant «finances» avec deux d’entre eux que nous avons décidé de nous lancer dans l’investissement à impact social. Comme ils me l’avaient expliqué, moi qui ne m’intéressait que très peu à la chose financière, jouer à la bourse pour eux, c’était littéralement jouer avec de l’argent dont ils n’avaient pas besoin, du moins pas dans l’immédiat. Quand on gagne, on est content, quand on perd, on se dit que la prochaine fois ça ira mieux. Un peu comme quand le Canadien de Montréal a une bonne soirée ou en mange toute une. Et puis, la semaine suivante, on a déjà presque tout oublié.

Il nous fallait quelque chose de plus réel, quelque chose de plus durable et, pourquoi pas, de plus gratifiant. Et voilà que l’on tombe sur Oiko Credit qui nous donne la possibilité d’investir par son intermédiaire dans des institutions de micro-finance, des coopératives, des organisations du commerce équitable et des petites et moyennes entreprises agricoles. Comme elles n’ont généralement pas accès au crédit commercial, c’est grâce à nos mises de fonds qu’elles se voient accorder un prêt. Et ce qu’elles en font, eh bien, elles l’utilisent pour améliorer le rendement et les conditions de travail et de vie des plus pauvres.

Et pour ceux que ça intéresse, il est même possible d’avoir un léger retour sur investissement. Les parts que j’ai achetées me coûtent $250 pièce et me rapportent un intérêt annuel de 1,5%. Pas si mal n’est-ce pas? En tout cas, c’est tout le contraire des rendements négatifs que moi, je ne sais pas pour les autres, j’ai déjà connus, et plus d’une fois. Chaque fois que j’achète des parts, non seulement j’épargne, et pas à perte, en plus je donne un coup de pouce à ceux et celles qui triment dur pour que la terre soit productive et saine. Je vois cela comme étant une petite contribution au bonheur de mes voisins lointains et au mien. Tellement que j’ai commencé à acheter des parts que j’offre en cadeau.

Jean-François Bonin Jean-François Bonin est Conseiller juridique, Bureau de la Francophonie, Justice en langues officielles et dualisme juridique au ministère de la Justice du Canada.


Comments

  1. Fernanda Medina Says: décembre 16, 2015 at 4:25

    Quelle belle initiative! Je crois que c’est le plus beau cadeau pour tous.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Vous pouvez utiliser ces balises et attributs HTML : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <s> <strike> <strong>